Années soixante : HADJ Abdou Bendimerad , le président gentleman
Il promenait le long de son élégante silhouette une modestie et une discrétion qui lui valurent le respect et l'estime de tous ceux qui l'ont côtoyé.
Affable, affectueux même, mais ferme, il a su donner au Widad, malgré des moyens dérisoires, un lustre qui faisait pâlir d'envie plus d'un club de l'époque. Comment faisait t-il pour conserver son flegme lors des explosives rencontres contre le GCM, l'ESM, l'USMBA, l'ASMO ou encore le MCO ? Nul ne le saura jamais !
La génération du maillot couleur blanche du réal, du « passo doble » et du jeu spectaculaire se remémorent avec délectation et émotion de ces temps bénis où appartenir au WAT était un honneur tant la ville vibrait à l'unisson.
Merci, Président, tu vis toujours car tes fils Dahmane (que Dieu ait son âme), Abdelhak et ses frères Abdellah et Abdellatif ont repris le flambeau.
Années soixante : BENOUALI Mohammed, dit « Picard »
Qui ne connaissait pas Benouali (l'azhaâr ou Picard pour les intimes) et son immense gentillesse? Se souvenir de ses yeux bleus et de sa chevelure blonde encore vivace comme pour nous rappeler qu'il a débuté comme gardien de but de l'équipe senior à la JSM Tlemcen en 1954 contre le SDF Meknès (Maroc).
Il arrêta la compétition après la fusion entre la JSMT et l'USFAT, fin 1955. Quatre ans après, le RCT, sous le conduite de l'inoubliable Lopez et avec des joueurs exceptionnels tels Benhabile Rachid, Bahmane Abdelkader, Cervel, Ahmed, Baghdadli, Aikoub, dit « Maâzouz », Zerga, bénéficient de ses service au poste... d'ailier droit !
En 1962, le Racing changea de siège pour devenir le WAT que tout le monde enviait. Les dirigeants d'alors ( Daoudi Mami, Bendimerad Abdou, Negadi, Hassan Khelil, Beyellès Benali, Taleb Chaïb...) faisaient preuve d'une abnégation et d'une disponibilité sans limite.
Avec ses amis ( Kamel, Abderezak, Khelifa, Belkhodja, Nava, Betioui, Khiati, feu Sabri Bendimerad...) une belle histoire commence alors, talonnée d'espoirs déçus ( accessions ratées d'un cheveu ), d'exploits inoubliables ( arrêts miraculeux car il avait repris sa place dans les buts ) et de joies intenses ( accession en division I et en finale de coupe d'Algérie ).
En 1971, à 35ans, il rangera ses crampons avec la conscience du devoir accompli. Tlemcen reconnaissante envers ce fils du terroir qui a défendu ses couleurs avec tant de courage, de talents, et... d'humour lui organisa un jubilé ( de son vivant ) qui fut un grand moment d'émotion et de bonheur


